Quatre mois de véganisme en famille, un premier bilan

Veganisme en pratique !

Voilà maintenant quatre mois que notre famille s’est engagée dans la voie végane par choix éthique. L’occasion de faire un petit bilan. Et surtout, en premier lieu, de constater que la joie d’être végane, et même la fierté, sont au rendez-vous. Nous sommes assurément plus heureux depuis que nous sommes devenus végans. C’est le point le plus positif et le plus valorisant. Savoir que nous ne faisons plus aucun mal aux animaux, directement et indirectement, et savoir que nous participons à protéger, voire sauver, notre planète sont les deux piliers de notre engagement et n’apportent que du bonheur. Nous pouvons tous en témoigner. Être végan est un bonheur personnel et augmente considérablement l’estime de soi. C’est indéniable.

Impact sur l’entourage

4 mois de veganisme en familleCôté famille et amis, dans l’ensemble tout le monde comprend notre décision. Mais j’observe que, passé le moment de l’explication et de la compréhension, ça ne va pas plus loin. Cela ne provoque pas la prise de conscience que j’espérais. Je suis assez déçu de ce point de vue. Les gens écoutent, comprennent et même admettent pour nous, mais ceux qui reconnaissent l’exploitation des animaux et les cruautés qui vont avec comme abusives ne s’engouffrent pas pour autant dans la brèche que nous leur ouvrons. Ils passent vite à d’autres sujets de discussion, moins dérangeant pour leurs habitudes, et ne se remettent pas en cause par rapport aux animaux. C’est triste.

Bien sûr nous ne nous montrons pas agressifs, ni culpabilisants ou cyniques, ce serait stupide, mais je pense qu’il va falloir aller plus loin pour espérer, sinon convertir, au moins fortement sensibiliser les personnes. Rentrer dans les détails et montrer les vidéos des maltraitances ou d’un discours explicite comme celui de Gary Yourofsky sont des étapes qu’il va falloir franchir pour espérer sensibiliser d’avantage et, à terme, convertir.

Il faut parfois choquer pour ouvrir les esprits

4 mois de veganisme en familleIl y a, dans les communautés véganes, des groupes qui sont contre le fait de montrer des vidéos de maltraitances animales pour justifier le véganisme. Ils estiment que la seule information des gens doit être suffisante pour provoquer des prises de conscience. C’est faux ! Ils sont dans l’erreur la plus totale et dans le déni de l’égoïsme, de l’importance des habitudes, et du manque de réflexion des humains. Ces trois traits de caractères sont malheureusement majoritairement communs chez les hommes. Ils peuvent toujours se bercer d’illusion en croyant à la bonne volonté et à l’intelligence, mais comme on me l’a reproché pour autre chose, ils demeurent dans la croyance et non pas dans la réalité.

4 mois de veganisme en familleLa réalité est telle que si on ne choque pas une personne, que ce soit par des images ou par un discours, le poids des habitudes et la volonté de ne pas trop réfléchir l’emportent. Pourquoi ? Parce que l’homme est un grand fainéant, tout simplement. Des décennies de protections en tous genres l’ont rendu inerte. Certains diront les difficultés de la vie aussi. OK ! Pourtant décider de ne plus faire souffrir ni exploiter les animaux, De ne plus se comporter en criminel. De ne plus participer au plus grand génocide de tous les temps. De protéger et sauver notre environnement. C’est ça qui rend la vie meilleure. Pas besoin d’être un intellectuel pour le comprendre.

Riche ou pauvre il suffit d’observer, comprendre, réfléchir, et finalement de prendre une décision qui ne peut rendre que meilleur. Mais pour en arriver là il faut choquer. Le choc engendre la réflexion et ce qui suit. Mais malheureusement pas le seul fait de dire « Tiens au fait, je suis devenu végan. » Ça, ça va intéresser les gens cinq minutes, mais ça ne provoquera que de trop rares remises en question. Je parle en général bien entendu. On n’est jamais à l’abri, heureusement, de tomber sur quelqu’un d’intelligent…

Le végan doit-il être un missionnaire ?

4 mois de veganisme en familleCertes nous ne sommes pas en mission, au départ en tout cas et ce n’est pas comme cela que nous abordons la question éthique, c’est d’abord pour les animaux et pour nous ensuite. Mais d’un autre côté il faut bien se dire que si l’on ne provoque pas d’autres conversions et restons seuls sur cette voie, les choses n’évolueront pas du tout ou très peu au niveau général. Et c’est quand même aussi pour que l’attitude générale change à l’égard des animaux que nous avons fait ce choix. En toute logique, s’efforcer de convertir d’autres personnes fait partie de l’attitude végane à mon sens. Chacun avec ses moyens. Et encore une fois, en douceur, sans agressivité. Montrer et expliquer les faits devrait être suffisant pour provoquer des prises de conscience. Mais avant ça il faut provoquer le déclic.

Quoi qu’il-en-soit je crois qu’il ne faut pas rater la moindre occasion de parler de son véganisme et d’ouvrir l’esprit des gens à celui-ci. Bon, faut pas les saouler non plus. Mais beaucoup ne sont pas informés. Ils savent plus ou moins que certaines personnes sont végétariennes, point final. Et quand ils savent qu’un régime entièrement végétalien est adopté par une partie de la population ils jugent trop souvent, sans aucune connaissance en matière de nutrition, que c’est la forme la plus dangereuse qui soit de s’alimenter. Il est plus que temps de rectifier ce concert d’idées reçues ou d’ignorances et de faire savoir qu’il n’y a aucun danger à être végétalien, mais que du bonheur. Tout en gardant à l’esprit que des précautions sont à prendre (prendre sa B12 et de l’iode par exemple, voir plus bas) en raison des perversions du système agro-alimentaire entretenu par les industriels pour accroître leurs richesses. Oui je pense que le végan, dans le monde actuel, doit être un peu missionnaire pour expliquer sa démarche et rectifier les idées reçues. Il y a tout à y gagner.

L’alimentation

Faut s’adapter…

Pour ce qui est de l’alimentation nous sommes passés par une période d’adaptation, pas toujours aisée compte tenu de l’environnement dans lequel nous vivons. Car oui ! Je confirme. Tout est fait dans notre société pour pousser les individus à consommer toujours plus de viande et de produits laitiers. Je n’y prêtais pas autant attention avant d’être végan, mais l’essentiel de la communication et de la publicité est orienté vers l’agro-alimentaire. La quantité de messages directs et indirects pour inciter à manger des animaux et leurs productions est hallucinante.

Nutriments essentiels

Et quand on creuse un peu la question de certains apports alimentaires nécessaires au maintien de la bonne santé on s’aperçoit très vite qu’il faut veiller au grain, sans jeu de mot. La politique alimentaire est organisée de telle manière aujourd’hui que certains apports nutritionnels (vitamines D et B12, iode) ne sont possibles qu’à travers la viande et le lait. Les industriels de l’agro-alimentaire, avec le concours aveugle ou intéressé des politiques, via les lobbies, a rendu l’humanité dépendante tout en détruisant la planète et sans résoudre le moindre problème de santé publique ni de famine. Bien au contraire. Seul l’argent compte pour ces industriels. Les problèmes de santé, quant à eux, sont un bonus pour une autre industrie, celle de la pharmacologie. L’homme a bâti un monde basé sur l’argent, il en paye le prix ! Logique…

Complément alimentaire vitamine B12 VEG1
Un bonbon VEG1 chaque matin et adieu les risques de carence !

Toujours est-il que pour palier une fois pour toute, et très simplement, au problème des nutriments dans l’équilibre alimentaire, nous croquons chaque matin un bonbon de VEG 1 au cassis ou à l’orange. Un petit bonbon et tout baigne. Pas de danger pour la santé. Même s’il n’est pas toujours facile de respecter un parfait équilibre, au moins nous sommes certains à 100% de ne subir aucune carence grave. Et c’est avec l’esprit léger que nous nous régalons maintenant uniquement de légumes, crudités, féculents, graines, fruits à coque, boissons végétales, etc., sans aucun autre besoin ni manque.

Même si durant des années nous avons pu nous régaler de viandes et poissons grillés au barbecue, ou encore de lait bien gras et de fromages bien coulants, aujourd’hui ne plus en manger n’est pas un problème. La satisfaction de ne plus faire de mal aux animaux l’emporte largement. C’est un réel bonheur et en aucun cas une contrainte. Essayez vous verrez…!

Le simili-carné c’est quoi ?

4 mois de veganisme en familleLe simili-carné (steaks, escalopes ou saucisses ayant l’apparence de viandes mais 100% végétaux, généralement à base de soja) ne nous intéresse même pas. Nous avons essayé et testé, bien entendu, mais franchement il y a plus de déception que de satisfaction dans ces expériences. Et à quoi bon manger quelque chose qui ressemble à de la viande, puisque nous ne voulons plus manger de viande et que notre joie se situe justement là ? À la rigueur pour un barbecue commun avec des omnivores ? Pourquoi pas ? Mais sincèrement des champignons, tomates, échalotes, pommes de terre, patates douces, poivrons ou épis de maïs grillés au barbecue sont aussi bons et nous suffisent amplement.

 

Faut lire les étiquettes !

Sur le plan pratique des courses nous avons pris l’habitude de lire vraiment très très attentivement les étiquettes de produits. Une bonne chose c’est que la règlementation oblige maintenant les fabricants à indiquer en caractères gras tous les produits allergènes dans la liste des ingrédients. Et comme par hasard il y a dans ceux-ci le lait, les œufs et leurs produits dérivés (beurre, poudre de blanc d’œuf, …), ce qui fait que l’on repère assez rapidement les produits non végans comme les soupes, par exemple, qui contiennent du lait. Il en est de même pour les arômes qui contiennent des produits d’origine animale, heureusement car il n’est pas rares de trouver des conserves de légumes cuits dans du jus de viande ! Pour certains produits, comme le miel par exemple, il faut lire attentivement.

4 mois de veganisme en familleMais d’une manière générale il n’y a pas de grosses difficultés à trouver des conserves de légumes, soupes et sauces, des biscuits et barres de céréales, du pain de mie, ou des mueslis, par exemple, qui soient végans. Du côté des légumes frais et des fruits frais c’est simple. On trouve aussi de plus en plus de céréales, graines, fruits secs et féculents variés qui permettent de ne pas tomber dans une routine alimentaire. Du côté des margarines, laits végétaux et yaourts au soja c’est pareil, il y a de plus en plus de choix.

Le végétalisme, comme le bio, s’installe maintenant durablement dans les rayons des supermarchés et à des prix abordables. Le message des autorités sanitaires consistant à manger moins de viandes commence à porter ses fruits. Sur le plan financier il n’y a pas de surcoût à manger exclusivement végétalien et bio car les économies réalisées sur les viandes, poissons et produits laitiers sont bien supérieures aux dépenses en nourritures plus saines.

Attention au veganisme intéressé

Faites toutefois attention aux marques qui prétendent commercialiser des produits végans dans l’intérêt des consommateurs alors qu’elles ne font que se diversifier et s’adapter à la demande en produisant moins de produits animaliers. Je pense notamment à une marque comme Herta qui vient de remplacer des additifs sans dangers et plus coûteux par de la poudre de blanc d’œuf moins chère dans des escalopes et steaks végétaux, Les rendant ainsi non-végans alors qu’ils l’étaient. Cela montre bien le mercantilisme de cette marque qui en aucun cas n’a créé ces produits par éthique. Ces marchands qui produisent avant tout des produits carnés, ne font que prendre place dans un marché qui évolue vers le végétal. Aucune éthique là-dedans, ne vous y trompez pas.

4 mois de veganisme en famille

Dans le même genre d’idée, faites attention aussi aux produits « Veggie » de Carrefour.  En fait le problème est qu’il ne faut surtout pas confondre produit végétarien et végétalien. Le premier pourra contenir des œufs, du lait, du miel, de la crème fraîche, du fromage, du beurre, etc., mais pas le second. D’où la nécessité de bien regarder également les logos. Un produit « veggie » n’est pas un produit « vegan ». Qu’on se le dise !

Olivier
15 juin 2017

 

 

 

 

 

 

 

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