Manger végan au quotidien – 1/2

Manger végan tous les jours – 1ère partie / les bases alimentaires

Manger végan au quotidien
Manger végan au quotidien ? Fastoche !

Cette première partie de l’article « Manger végan au quotidien » sera consacrée au remplissage des placards, du réfrigérateur, du congélateur, et plus généralement aux bases alimentaires qu’il est bien utile d’avoir sous la main, à la maison, pour faire à manger tous les jours en version végétalienne.

Quand on exclu de sa nourriture tout ce qui est viande, poisson, produits laitiers (beurre, yaourts, lait, fromages), et tout ce qui peut provenir de l’exploitation animale en général, c’est un cataclysme pour ce qui est de manger végan au quotidien lorsque l’on a été longtemps omnivore. Bien sûr on trouve dans les livres et sur internet des tas de recettes véganes. J’irai même jusqu’à dire qu’on en trouve bien trop d’inutiles car impossible à mettre en œuvre rapidement quand on a qu’un quart d’heure – vingt minutes à consacrer à la cuisine pour faire manger la maisonnée.

 

Recettes inutiles…

Le soja, la base indispensable, a de multiples présentations...
Le soja, la base indispensable, a de multiples présentations…

Il existe de nombreux sites, blogs, vidéos et livres de recettes véganes. Ces recettes sont sans doute intéressantes pour faire des plats originaux les jours de repos ou pour recevoir des convives, à la condition d’avoir le temps. Et pas seulement le temps de cuisiner, mais aussi le temps de faire les courses ad’hoc. Trouver les magasins qui vendent les trucs introuvables et hors de prix nécessaires aux recettes est un véritable marathon ! Sans compter leur éloignement.

Malheureusement les créateurs de ces recettes, pas tous bien sûr, mais un bon nombre, cherchent une rentabilité financières en contrepartie de leurs efforts et de leur « créativité ». Mais cela les éloigne bien trop souvent de la réalité. Ce que j’aimerai vous faire partager dans cet article ce sont des réflexes culinaires végans, applicables au quotidien, rapidement et sans se prendre la tête. Et gustativement bons de préférence…

Le garde-manger

Manger végan, cela commence par un garde-manger pourvu d’un certain nombre de bases alimentaires qui pourront servir à la demande. Sans avoir à se précipiter au dernier moment à l’autre bout de la ville chercher ces fichus graines « indispensables » dans un magasin bio qui va vous les vendre un bras. Rassurez-vous il y a moyen de faire simple tout en variant constamment les repas. Après un an de véganisme familial on commence à avoir une certaine expérience, ce blog est là pour la partager avec vous.

Il faut constituer ses réserves

Il faut distinguer dans les bases alimentaires pour cuisiner végan :

  • ce qui ne se conserve pas longtemps et/ou au frais,
  • ce qui peut rester au placard un bon moment,
  • et enfin ce qui se stocke au congélateur.
Comment faire des courses véganes dans les supermarchés traditionnels ?
Comment faire des courses véganes dans les supermarchés traditionnels ?

Je fais une petite parenthèse sur les magasins que je vais nommer ici. Il se trouve qu’autour de chez nous les moyennes surfaces se limitent à Aldi, Super U et Carrefour Market. Et à une douzaine de kilomètres il y a Leclerc, Picard et Intermarché, où nous allons de temps en temps. C’est là que nous faisons nos courses en dehors des petits commerçants genre magasins bio et maraîchers. Ou encore du marché local une fois par semaine.

Donc si je nomme souvent ces magasins et pas d’autres c’est uniquement parce que je ne connais pas bien les autres distributeurs, ce n’est pas du tout pour faire de la publicité aux premiers. Chacun pourra faire comme nous avec les magasins qui se trouvent à proximité. Pour certains ce seront Lidl, Auchan et Biocoop. Peu importe, ce sera à peu près la même chose, il faudra faire le tri des bonnes choses et des mauvaises, pour nous végans.

Le frais

Pour ce qui concerne le frais, il suffit d’acheter les fruits et légumes de saison en fonction des provenances et des promotions. Des provenances car acheter soit-disant bio des tomates du Chili en décembre, c’est loin d’être écologique et pas bon du tout pour la planète. Pensons-y…! Donc on choisi du bio si on veut, OK, mais local ! Et de saison. Retenez qu’à choisir entre bio de l’autre bout du monde (bio sur quels critères d’ailleurs…?) et du local pas bio, on choisit le local et on lave bien à fond légumes et fruits pour en virer toutes les cochonneries qui auraient pu être mises dessus.

"Hamburgers végétariens" Bon et Bio - Aldi
« Hamburgers végétariens » Bon et Bio – Aldi

Il y a aussi pas mal de légumes qui se conservent au frais, et longtemps, car emballés sous vide d’air. Par exemple les betteraves prêtes à consommer (donc cuites et épluchées), on en a toujours un ou deux petits paquets au bas du frigo. Il y en a des bios pas chères chez Aldi. En parlant de ce magasin, il a développé récemment une gamme « Bon et Bio » qui propose au rayons frais des « Hamburgers Végétariens« , « Escalopes de Soja« , « Saucisses de Soja« , « Tofu« , « Charcuterie Végétarienne » (à tomber celle-là…). Bien sûr ces dénominations ne me plaisent pas, mais passons outre car, franchement, c’est pas mauvais du tout ! Et c’est estampillé « VEGAN ». S’ils changeaient les noms pour en bannir tout ce qui fait référence à la viande ce serait parfait.

Alerte !

Il y a maintenant de plus en plus de plats dits « veggie »  dans les supermarchés. Mais attention, la plupart sont végétariens et non végétaliens. Vous devez obligatoirement regarder la liste des ingrédients pour vous assurer qu’ils sont bien végans. Dans la gamme « Carrefour Veggie » par exemple, il y a des « nuggets » très sympa, tout comme ceux de la gamme « Nat & Vie » de chez Leclerc. Ou encore des falafels qui ont un minimum de goût, mais il ne faut quand même pas hésiter à les assaisonner ou les accompagner de sauces végétales, parfois, ou encore d’un simple jus de citron ou d’une pincée de fleur de sel de Guérande, ça change tout…

Manger végan au quotidien suppose de remplacer tout ce qui est fromage et yaourt par autre chose, heureusement il y a maintenant de nombreuses préparations végétales à base de soja, avec plein de goûts différents. Les Sojasun et les St-Hubert sont franchement top ! Mais d’autres, moins chers, sont parfois aussi bonnes, Il faut tester. Et enfin, pour les matières grasses, il y a des margarines végétales. Les marques Fruit d’Or et St-Hubert en particulier. La première propose d’ailleurs des recettes originales à base d’amande ou de noix de coco, parfaites pour faire de la pâtisserie. La crème de soja vaut une crème fraîche, à condition de ne pas en mettre de trop. Personnellement je la coupe toujours avec un lait végétal ou un coulis de légumes. Un peu de jus de citron au frais est souvent utile aussi.

Au placard

Alors là c’est facile, il y a les conserves de légumes, le choix est énorme. Mais attention ! Quelques marques réputées ne peuvent pas s’empêcher de faire cuire leur légumes en conserve dans du jus de viande (« POA » = Produit d’Origine Animale). Et oui, parfaitement inutile, mais c’est ainsi., il faut les proscrire. Donc on regarde la composition, c’est rapide car il ne doit y avoir dans une conserve de légumes que de l’eau et du sel (le moins possible), parfois de l’acide citrique pour améliorer la conservation, en plus des légumes. Là encore, chez Aldi, la marque maison distribuée « Fleurs des champs » répond à cette exigence végane.

Conserve de lentilles "Fleurs des champs" - Aldi
Conserve de lentilles « Fleurs des champs » – Aldi

Des idées :

Voici une petite liste non exhaustive : haricots de toutes sortes, champignons, jardinières de légumes, épinards en branche, lentilles, pommes de terre précuites, petits pois, carottes, châtaignes, etc. Bien entendu, au rayon placard, on trouvera toutes sortes de céréales, graines et féculents qui se conservent bien et assez longtemps. Du riz aux pâtes sans œufs, en passant par blé, quinoa, boulghour, lentilles, etc. Il y a du choix et de quoi varier les repas sans problème. Côté graines, fruits et légumes secs, c’est pareil, il y a un grand choix. Et de plus en plus de magasins (Super U ou Leclerc par exemple) proposent des stands variés, avec des mélanges préparés, en libre-service. Regardez quand même bien les prix au kilo, il y a parfois de quoi s’évanouir… Les mélanges sont souvent plus économiques et ont l’avantage de la variété.

Des marques :

Plusieurs marques, dont Céréal Bio et Bjorg notamment, proposent des pavés de légumes qui ressemblent à des steaks hachés, et se conservent sous vide assez longtemps. Tout comme le haché végétal de Céréal Bio (nature ou tomate). Il faut toujours en avoir sous la main pour varier les plats et cuisiner rapidement. Ils apportent une bonne quantité de protéines végétales et remplacent aisément toute viande pour ceux qui ont été habitués de longues années à manger « viande ou poisson + légumes » comme plat principal. Ne pas oublier la gamme de petits pâtés végétaux de Bjorg (forestier, légumes variés, aubergine, …) qui est parfaite, bien qu’un peu chère. Et à mettre au frigo une fois entamés.

Idéalement, les placards doivent aussi regorger d’épices et condiments. Certains de ces derniers (cornichons, moutarde, petits oignons, sauces de soja, …) iront au réfrigérateur une fois entamés. Les épices sont très importantes pour les végans car ce qui constitue la base alimentaire en matière de protéine végétale, à savoir le tofu (ou pâté de soja, seitan, tempeh), est franchement dépourvu de goût. On va pas se mentir, manger du tofu nature ce n’est franchement pas terrible. C’est pourquoi on essaye d’en avoir toujours un peu au frigo en cours de macération dans un mélange d’huile et d’épices (voir préparation plus bas). Je vous assure que ça change tout ! On n’est pas là non plus pour manger des trucs insipides quand même.

Et au « congel » ?

Pour manger végan au quotidien, dans le congélateur, là encore, les légumes sont rois, et surtout on peut y congeler soi-même des légumes (et des fruits) achetés frais, à la bonne saison, lavés, et prêts à consommer toute l’année. Il y a aussi toutes sortes de légumes vendus congelés sans aucun additif. Sans doute ne possèdent-ils pas les mêmes vitamines et nutriments que consommés frais, mais en choisissant des productions proches c’est toujours mieux que d’acheter des tomates « fraîches » du Chili, par exemple.

Et l’avantage du congélateur est aussi, par rapport aux conserves, notamment l’hiver, d’avoir une alternative de goût. Il se trouve que certains légumes, au plan gustatif, sont meilleurs congelés qu’en conserve, et vice-et-versa.  Les avis seront sûrement partagés sur ce point. Pour ce qui me concerne j’ai presque toujours sous la main au congélateur : des oignons et des champignons émincés, des mélanges de brocolis et autres choux en fleurette, des purées de légumes variés, des rüstis, etc.

Côté liquides

Bio-Village Boisson au soja calcium
Bio-Village Boisson au soja calcium

Pour ce qui concerne les liquides, en dehors de l’eau de source, plate, nous avons toujours un stock de laits végétaux (soja, noisette, amande, avoine, …), du jus de fruit « 100% fruits » sans aucun additif. Tout ça pour les petit-déjeuners et goûters. Et pour les assaisonnements et la cuisson nous varions les plaisirs avec des huiles d’olive, de sésame, de noix, de pépins de raisins, etc. Attention, certaines doivent être conservées au frais une fois entamées. Toujours des premières pressions à froid de préférence. Pour acidifier il y a les vinaigres de cidre, de riz, balsamique, ou encore la sauce de soja non sucrée.

Un exemple

La seconde partie de cet article sera consacré aux plats. Je dis bien « plats » et non « recettes » car le but et de vous donner des idées, des ingrédients de base, mais pas de vous vous écraser sous des listes rasantes de quantités d’ingrédients. Manger au quotidien c’est surtout une affaire personnelle, fonction du temps que l’on veut y passer et de la composition de la famille. Sans parler des goûts individuels. Voici juste un exemple qui me parait significatif, j’en ai parlé plus haut, c’est le tofu mariné. C’est le genre de base qu’il est bon et utile d’avoir toujours sous la main au frigo. Et c’est aussi l’assurance de ne pas se carencer en protéines.

Voici donc, en images, comment préparer une marinade de tofu. Vous pouvez y mettre d’autres épices selon votre goût, c’est juste le principe qui est à retenir. La préparation pourra s’insérer ensuite dans toutes sortes de plats ou, tout simplement, venir compléter des pâtes ou du riz :

Et dans la semaine, on se fait un petit plat sympa en piochant dans le placard. Que diriez-vous de quelques nouilles sautées et de châtaignes ? Allez, on y go !

À suivre : dans la partie 2 de cet article plein de petits plats, rapidement cuisinées en 10 à 20 minutes maxi, pour manger végan au quotidien, en famille et entre amis…

 

 

 

 

 

 

Manger végan en Bretagne

Manger vegan en Bretagne

manger vegan en bretagne
Bretagne – Finistère : plage et petit port bretons

La famille végane est de retour de vacances en Bretagne, il est temps de reprendre la parole pour partager avec vous quelques moments passés durant les congés. Et quelques expériences véganes. En particulier comment manger végan en Bretagne ? Et plus généralement en vacances.

Habitués aux vacances en Bretagne nous étions également habitués à profiter de la proximité de la mer pour s’en nourrir. Mais cette année, la famille étant devenue végane depuis six mois, le terme « s’en nourrir » a pris un tout autre sens. Fini la pêche, les poissons, crustacés, coquillages, crêpes, chouchen, far, kouign-aman, etc… Bonjour les algues ! Eh oui, nous avons troqué avec plaisir nos anciennes habitudes de carnistes contre la découverte d’autres bienfaits de la mer, jusqu’ici quelque peu ignorés. En particulier la variété et la richesse de la flore aquatique maritime et de ses apports nutritionnels, en particulier en iode. Élément indispensable dont la nourriture est souvent dépourvue, au point d’être instillé à l’humain de façon indirecte à travers viande et lait. Et par conséquent difficile à absorber en quantités suffisante pour les végans (voir article antérieur sur l’iode ici…).

Les réactions des proches

La première « épreuve » de nos vacances véganes fut l’expérience d’un repas avec nos proches, famille et amis que nous retrouvons chaque année. Habitués aux barbecues de viandes ou poissons grillés, il fallait cette année innover. De plus nous n’avions pas envie que notre nouvelle éthique pose un problème à nos proches. Pour ce faire, dès le début du séjour, nous les avons donc convié à un barbecue « mixte ». Grand-maman étant avec nous et non-végane j’ai donc pris sur moi en leur cuisinant une cuisse de dinde au barbecue. Je dois reconnaître que cela a été moralement pénible, très pénible même. Bien entendu je ne l’ai pas trop montré. Je voulais qu’ils constatent par eux-mêmes ce que nous mangions, notre tolérance, et surtout que le choix que nous avons fait ne doit pas être un obstacle aux liens affectifs.

Néanmoins, j’ai été très affecté personnellement de cuire de la viande. Cela m’a intérieurement rendu très triste. C’est la première fois que cela m’arrivait depuis six mois et j’ai dû surmonter un sentiment très pénible de trahison de mon engagement envers les animaux. Mais j’ai réussi mon pari, le repas a été aussi agréable que nous en avions l’habitude. Nous étions tous heureux de nous retrouver et de partager ce bon moment. À quel prix ? me direz-vous. Oui bien sûr c’est très cher payé côté mental, mais je ne le regrette pas. Nous avons discuté véganisme, alimentation, santé, un peu d’écologie, mais notre message est passé, nous avons été compris, et le respect a été mutuel.

Je crois sincèrement que le véganisme ne doit pas être un obstacle dans les rapports humains, surtout avec des proches. Au contraire il doit donner l’occasion d’échanger et d’exposer les raisons de notre décision. Si en plus, il occasionne des réflexions personnelles, voire des changements d’habitudes alimentaires chez nos proches cela devient même très positif. Je n’affirme pas que cela s’est produit, mais je veux croire que cela arrivera.

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Brochettes de légumes au barbecue

Le menu

Que je vous décrive quand même la composition du repas : après l’apéro, en entrée une grosse salade de crudités, ensuite des brochettes de légumes au barbecue pour nous, avec des patates dans la braise, le tout accompagné d’une sauce végane à base de cacahuètes, crème de soja et épices (appréciée par tous). Ceci suivi de fromage pour les carnistes et d’une grande salade de fruit pour tout le monde. L’ensemble arrosé de… rosé.

Restaurant « vegan friendly » à Vannes

À l’occasion d’une sortie à Vannes, dans le Morbihan, nous cherchions un restaurant nous permettant de manger végane. Ou au minimum végétarien car cela reste difficile à trouver. Nous repérons un « burger végétarien » sur la carte de la Brasserie L’Océan (place Gambetta, à gauche de la porte de la rue Saint-Vincent). Nous nous installons donc sur la terrasse, face au port et passons notre commande. Quelques minutes plus tard le serveur revient nous annoncer qu’il n’y a plus de burgers végétariens ! Déception. J’explique au serveur que nous allons devoir quitter le restaurant car c’est pour cette raison que nous l’avions choisi, étant végans. Il retourne voir ce que le chef peut nous proposer.

Un instant plus tard un autre serveur, ou cuisinier, vient nous voir et nous propose de remplacer le « steak » de légumes par quelques légumes frais et des sauces végétales en accompagnement. Il ajoute même que ce sera mieux pour nous car nous échapperons ainsi au lait contenu dans les « steaks végétariens ».  Banco ! Nous restons et ne l’avons pas du tout regretté. Non seulement le végan y est compris, mais très bien reçu. Même si ce n’est pas indiqué sur la carte, on peut classer cette brasserie dans la catégorie « vegan friendly ». Je recommande car on s’est vraiment régalé du burger garni de champignons, tomate, salade, brocoli et courgette, des frites maison, et des sauces de soja et de citron. Avec un petit blanc bien frais et un sorbet pour pousser, c’était parfait ! ==> http://hotel-locean.fr/fr/

Les « vraies » galettes bretonnes sont véganes !

Fans des repas de crêpes, nous nous étions tous fait à l’idée que ce serait terminé en étant végans. Mais à l’occasion de l’achat d’une galette complète pour Grand-maman, j’ai discuté avec la crêpière bretonne et j’ai appris que dans la composition de la pâte de la galette bretonne il n’y a ni lait, ni œuf, ni beurre, seulement farine, eau et sel. Ceci m’a été confirmé une seconde fois ultérieurement par une autre crêpière, bretonne pur jus également. C’est dingue car si vous regardez la composition des galettes dans les supermarchés vous y trouverez des laitages qui n’ont donc rien à y faire !

Avec la première crêpière nous avons évoqué l’idée de mettre au point une galette végane. Elle a en effet constaté que végétariens et végétaliens sont de plus en plus nombreux. Une bonne nouvelle au passage. L’idée était donc de proposer une galette garnie d’oignons, champignons, tomates et salade. Cela aurait été parfait. Malheureusement le manque de temps et de volonté a fait que la crêpière n’a pas concrétiser l’idée.

La galette-dessert ! Pourquoi pas ?

Mais une autre idée a germé dans mon esprit fertile, avec la seconde crêpière bretonne : la crêperie snack située sur la droite de l’entrée de la plage de Trébeurden, dans les Côtes-d’Armor. Comme elle proposait des crêpes garnies de bananes et confitures en dessert, en bonne commerçante, elle n’a pas hésité une seconde à nous confectionner des galettes (très bien) garnies de bananes, jus de citron et confitures, et sans mettre de beurre sur sa plaque. Là encore nous nous sommes régalés, tout en mangeant local.

Si vous allez faire un tour sur la grande plage de Trébeurden, Tresmeur, rendez donc visite à ce charmant couple de sexagénaires (ou plus ?) , installé à l’entrée de la plage depuis des années (sur la droite, juste avant les cabines de plage), sympathique, accueillant, et commerçant. Et n’hésitez pas à leur faire une petite commande « spéciale végan » à partir des galettes maison. Vous constaterez avec ce couple que la compréhension, la gentillesse et le respect des autres n’ont pas de limite d’âge. Vous pourrez également y acheter des galettes à emporter que vous pourrez garnir comme vous l’entendez chez vous.

Ce qu’il faut retenir de ces petites expériences c’est que la galette bretonne est végane, si elle est confectionnée traditionnellement, contrairement à la crêpe. En revanche, les galettes pas bonnes et pré-emballées des supermarchés ne le sont pas ! À oublier !

Des super frites maison !

Puisque l’on est vers Trébeurden j’en profite pour signaler une petite équipe de jeunes gens qui officie sur la plage de Trozoul (au bas de la rue du même nom, avant le port). Vous pourrez même les regarder vous confectionner les frites à la mimine ! De la pure patate bretonne préparée avec amour, à ne rater sous aucun prétexte par ceux qui aiment les bonnes frites maison.

Du côté des algues bretonnes

manger vegan en bretagne
Les Tartinables de Marinoë

Les algues, et la cuisine aux algues, sont de plus en plus en vogue. Mais ce qui nous intéresse ce n’est pas le côté « tendance« , on s’en fiche, c’est le côté nutritif, apport d’iode et véganisme. L’originalité du goût des algues est aussi intéressante, cela apporte de la variété aux plats et assaisonnements, en plus d’être excellent pour la santé. Du côté de Perros-Guirec (Côtes-d’Armor – 22), et à La Clarté en particulier, vous trouverez un nouveau magasin bio : L’Atelier Fermier. Et dans ses rayons des produits Marinoë, fabricant breton de préparations à base d’algues cultivées à Lesconil (Finistère Sud – 29).

Gomasio aux algues et Salade Océane
Gomasio aux algues et Salade Océane

Parmi leurs mailleurs produits, estampillés « végan », nous nous sommes régalés avec les Tartinables : Pesto marin à la tomate, Olives noires et tartare d’algues. Les assaisonnements « Gomasio aux algues » de Marinoë et la « Salade Océane » de Bretagne-Océan nous ont fait aussi craquer. Sans oublier la confiture d’algues, ou encore le court-bouillon d’algues et de fleur de sel de Guérande.

Sur les marchés de Lannion, Trégastel, et bien d’autres de la côte de granit rose, vous trouverez également des vendeurs d’algues, y-compris des kits dosés tout prêt à être utilisé pour se concocter des salades et des plats à base d’algues. C’est l’occasion de rappeler que les meilleurs algues du point de vue de la teneur en iode sont :

  • la laminaire (ou kombu, ou kelp),
  • la laminaire sucrée (ou kumbu royal),
  • le goémon noir,
  • l’ouessane (ou wakamé),
  • le haricot de mer (ou spaghetti de mer),
  • la dulse,
  • le nori (ou laver),
  • la laitue de mer.

Vous ne les trouverez pas toutes, mais kombu, wakamé, dulse, nori et laitue de mer sont assez présentes.

Une crêperie végane à Perros-Guirec

Une des bonnes surprises de l’été fut de constater l’existence d’une crêperie végane, Ty Veg, à proximité de l’église dans le centre de Perros-Guirec. Pour être plus précis c’est une crêperie « bio, végane et traditionnelle« , ce qui est parfait pour faire une sortie au restaurant avec des non-végans et manger local en même temps. Voici de quoi vous mettre l’eau à la bouche… :

Sincèrement, on s’est régalé ! Les galettes et les crêpes véganes sont excellentes, tout comme les traditionnelles selon Grand-maman. Une petite salade d’accompagnement à la sauce de soja est servie avec les galettes. Juste un petit bémol : le cidre. Artisanal et bio, certes, mais franchement trop doux. Rien à voir avec un cidre brut traditionnel, il est trop sucré et peu pétillant, c’est dommage. Mais ceci est largement compensé par tout le reste et par l’accueil du propriétaire, vraiment sympathique et à l’écoute. Un bon moment et un bon souvenir.

En discutant un peu avec le patron et le personnel j’ai appris qu’environ 20% de la clientèle était végane, jusqu’à 30/40% en saison avec le passage en plus. Bien entendu la pérennité de la crêperie (ouverte fin 2016) ne peut être assurée, actuellement, que par le fait que la nourriture y soit mixte. Mais il est quand même encourageant de voir un établissement qui adhère ouvertement au véganisme (le patron est végan bien sûr) puisse se développer et demeurer. C’est l’occasion pour les clients carnistes et végétariens de goûter et apprécier l’alimentation qui ne fait pas de mal aux animaux et ne profite pas d’eux. Cela leur donne l’occasion de réfléchir et, pour certains, de se remettre en question. La cohabitation entre les deux mondes est inévitable pendant un certain nombre d’années. Avec intelligence, Jean-Christophe Canaux, le gérant de Ty Veg, participe à la transition. Tout le mal que je lui souhaite est de pouvoir, un jour, proposer une carte 100% végan et en vivre.

Les liens de Ty Veg :

Olivier
5 septembre 2017

 

 

 

L214 lance le « Veggie Challenge »

Lancez-vous dans le véganisme !

Vous y pensez depuis un moment déjà, vous ne supportez plus l’exploitation des animaux par l’homme et la cruauté de l’élevage, des tests et expériences faites sur les animaux, vous voulez agir pour la planète et protéger notre environnement, pour votre santé vous rêvez d’une alimentation saine, équilibrée et qui ne détruise aucune vie, le véganisme est fait pour vous, c’est le moment de foncer. Lancez-vous dans le « Veggie-Challenge » proposé par L214, une association phare dans la lutte pour le bien-être des animaux.

Ainsi, pendant 3 semaines vous serez guidé et informé sur l’alimentation végane et le véganisme en général. L’été et les vacances, sont le meilleur moment pour profiter des produits frais et bons pour votre santé. Vous verrez il n’y a rien à perdre à tenter l’expérience végane. Et surtout vous accéderez à un bien-être aussi bien physique que moral (lisez notre témoignage dans l’article précédent après 4 mois de véganisme pour toute la famille). De plus c’est gratuit, nous n’avons rien à vous vendre, que ce soit ce blog ou L214, juste un message d’humanité à partager pour le bien-être de tous.

Franchement, vous n’en avez pas assez des cas de maltraitance animale ? Il ne se passe plus un mois sans qu’une nouvelle affaire ne sorte. Que ce soient des cochons battus, asphyxiés dans la douleur, des poules moribondes qui pondent vos œufs entre cadavres et déjections, des vaches inséminées à répétition, des animaux tués dans la souffrance gratuite, des tests et expériences aussi cruels qu’inutiles effectués sur les chiens, singes, etc. Non vraiment, comment peut-on supporter ça ? Posez-vous des questions sur l’utilité de tout ça et sur l’impact sur la planète. Vous verrez que la décision n’est pas difficile à prendre. Je vous souhaite autant de bonheur que nous en trouvons nous-mêmes dans le véganisme.

Les liens :

La vidéo :

Le tract :

L214 : le veggie-challenge pour se lancer dans le véganisme L214 : le veggie-challenge pour se lancer dans le véganisme