Éthique végane

Éthique et… toc !

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L’éthique végane : le point de départ vers le véganisme.

J’espère que vous me pardonnerez ce petit jeu de mot. Mais oui, j’aimerai vous parler aujourd’hui de l’éthique végane. Personnellement, et cela vaut pour notre famille, je suis devenu végan il y a environ un mois seulement. Et je crois que c’est pour de bonnes raisons. À savoir qu’aujourd’hui, dans le monde où nous vivons, je suis intimement persuadé qu’il est devenu totalement inutile de continuer à s’alimenter, se vêtir, se chausser, se laver, se maquiller ou se distraire, en tuant, en maltraitant, ou tout simplement en exploitant les animaux. Voilà ce en quoi je crois et pourquoi nous sommes devenus végans.

Ceci parce que les animaux sont des êtres conscients et sensibles, au même titre que nous. Le terme approprié est « sentients« , ce qui signifie qu’ils ont la capacité de ressentir et d’éprouver des sensations subjectives. Autrement dit, ils n’ont pas forcément la raison qui leur permet d’analyser les sensations, mais ils éprouvent bel et bien ces sensations. Cela va de la douleur, la peine, la tristesse, la peur, jusqu’à la joie et le bonheur.

Sentience ou sentience ?

Et, j’ose le parallèle, j’aime beaucoup l’interprétation des philosophies orientales, du bouddhisme en particulier, qui définit aussi la « sentience » comme « la qualité métaphysique qui implique respect et sollicitude » (voir « sentience » sur Wikipédia…). Ce qui me permet de dire que « La sentience appelle la sentience ! » car nous devons respect et sollicitude aux animaux. Ce que notre société, malheureusement, refuse à ceux susceptibles de nourrir, habiller, soigner, embellir, et divertir l’homme.

Rien ne nous donne le droit de leur faire du mal ou de les exploiter, quelle qu’en soit la raison, au même titre que nous ne devrions jamais le faire pour un être humain. Pourquoi la vie ou la douleur d’un animal vaudrait-elle moins que celle d’un humain ? Bien sûr il y a quand même des limites, en cas de danger, aussi bien face à un animal qu’à un être humain je me défendrai. Mon respect pour les animaux s’arrête là où commencent mes propres droits à exister et cohabiter en paix. Autrement dit je ne me laisserai pas piquer par un moustique ou mordre par un chien au prétexte que j’aime et respecte les animaux. Ça va sans dire.

Un peu d’histoire

Famille préhistorique
Famille préhistorique

Je n’ai pas oublié non plus que l’homme a eu besoin, au cours de son histoire et de son évolution sur cette terre, de chasser ou pêcher pour se nourrir et s’habiller. C’est d’ailleurs, selon moi, ce qui l’a fait dévier de ce à quoi sa morphologie l’a prédestiné. À savoir être végétalien, frugivore pour être plus précis (voir cet article sur l’anatomie comparée). L’homme, s’il n’avait dû affronter des dangers et des situations engageant sa survie, ne se serait sans doute pas mis à tuer des animaux, ni à s’en nourrir. Tout comme les grands singes avec qui nous partageons la même aptitude au végétalisme, par nature, et qui, eux, sont restés préservés car ils n’ont pas quitté leur milieu naturel.

D’ailleurs, cette anatomie végétalienne, bien que destinée à un régime d’alimentation frugivore, n’exclut pas pour une très petite quantité de manger quelques petits animaux. Insectes et petits rongeurs en particulier. Mais à titre personnel je ne suis pas fan et m’en passe facilement (humour). Donc je comprends que l’homme ait protégé son espèce en s’adaptant aux circonstances et a consommé de la chair d’animaux pour des raisons vitales. Mais la question, la vraie question, est :  » Est-ce bien toujours nécessaire aujourd’hui ?  » Sachant l’injustice qu’elle entraîne envers les espèces que nous prenons pour cibles. Sans parler de l’esclavage et de la cruauté qui en découlent et que l’on impose à des être qui en ressentent les effets autant que nous. Et sachant, enfin, l’impact écologique de l’élevage et l’alimentation carnée sur l’environnement et la planète.

Et aujourd’hui ?

éthique végane : fruits et légumesDans notre société « moderne » nous pouvons produire ce que nous voulons comme légumes et fruits, sans tuer d’animaux. Tout ce que l’on peut déplorer en choisissant une alimentation exclusivement végétale, c’est que l’homme a tellement détérioré les terres agricoles que les aliments ne contiennent plus certains nutriments, en particulier la vitamine B12 vitale pour l’organisme humain. En effet, après des décennies de traitements et pulvérisations de pesticides et autres bactéricides, l’agriculture a endommagé gravement et durablement les sols en les rendant quasi infertiles sans les engrais. Pourtant cette vitamine B12 est indispensable à la santé humaine. Il est donc devenu nécessaire d’en compléter l’alimentation végétalienne. Au même titre que l’iode et la vitamine D (voir cet article sur ce sujet…).

Encore une fois ce n’est pas l’alimentation végétalienne qui justifie l’absorption de vitamines et compléments alimentaires, mais la pauvreté actuelle de ses apports nutritionnels en raison de l’environnement détruit par l’homme. Ceux qui se servent de cet argument contre les végans sont, au mieux ignorants, au pire de mauvaise foi. Pour en revenir à ma question, la réponse est non ! Bien sûr. Il est totalement inutile de tuer des animaux pour que l’homme survive, aujourd’hui, dans le monde actuel et les conditions où nous vivons, c’est ça le mot-clé. C’est pourquoi le choix d’une alimentation végétalienne est logique et peut être vu comme un simple retour aux sources de l’humanité. Lorsque l’homme s’alimentait de fruits et n’était qu’un cueilleur, et qu’il ne faisait aucun mal aux animaux.

Retour aux sources

L’analyse des excréments humains de l’époque paléolithique, lorsque notre ancêtre, l’homo sapiens, a vu le jour, démontre que son alimentation était exclusivement végétale. Sur cette période de 200.000 ans, seule une petite partie de celle-ci, vers la fin, après qu’il ait migré du sud vers le nord, l’a vu devenir omnivore pour s’adapter au froid, au manque de nourriture et aux prédateurs qui le menaçaient. Que l’homme soit par nature frugivore est une vérité scientifique démontrée par une réalité : son anatomie. Ceux qui prétendent le contraire sont dans l’erreur ou confondent le comportement alimentaire avec la prédisposition morphologique qui sont deux choses différentes.

Après la guerre, retour à la paix...
Après la guerre, retour à la paix…

Ce n’est parce que un comportement est adopté à un moment donné qu’il doit être permanent. Par exemple, en tant de guerre, l’homme adopte vis-à-vis de l’ennemi un comportement de combattant. Mais une fois la paix retrouvée il revient à sa nature pacifique et cohabite avec ses anciens ennemis. Voire les peuples français et allemands par exemple. Les guerres du XX° siècle les ont vu s’affronter. Aujourd’hui ils sont amis et ont fondé l’Europe ensemble avec leurs voisins. C’est bien la démonstration, à grande échelle, qu’un comportement peut s’inverser, d’une part, et que la nature peut reprendre le dessus, d’autre part.

Gardons espoir

Gageons qu’il en sera de même avec l’alimentation humaine et que l’homme reviendra à sa nature végétalienne pour, enfin, cesser d’exploiter, maltraiter et tuer les animaux. C’est un des fondements de l’éthique végane telle que je la conçois. Nul besoin d’être un végan activiste, voire extrémiste, pour faire passer le message, d’ailleurs le végan abolitionniste se veut non-violent. Il suffit d’expliquer pourquoi nous avons fait ce choix. C’est un message facile car il parle d’humanité et à l’âme. Bien sûr il y aura toujours des gens butés à l’esprit obtus. Mais je veux croire qu’ils ne sont pas majoritaires et que la raison et l’humanité l’emporteront au final.

Ceci dit, il semblerait qu’il y ait des nuances dans le véganisme. Comme toute attitude morale, elle a ses détracteurs à l’extérieur, mais aussi ses divergences à l’intérieur. J’ai été très surpris, par exemple, sur un groupe Facebook de végans abolitionnistes, d’être accusé de ne pas être en harmonie avec la charte du groupe. Ceci parce que j’ai posté un message d’information sur une action de l’Association L214 visant la fermeture d’un élevage insalubre de porcs. Et en plus j’invitais les membres du groupe à signer leur pétition dans ce sens. Cela m’a fait réfléchir et me renseigner sur la question.

Des variantes…

J’ai ainsi découvert que parmi les végans il a les welfaristes et les néo-welfaristes. Les premiers veulent seulement « changer » les traitements infligés aux animaux (les tuer sans leur faire mal…, on peut rêver…). Les seconds veulent y mettre fin, et « agissent » dans ce sens. Comme les associations du type L214, 269 Life ou PETA par exemple, mais sont prêtes à accepter la consommation de sous-produits animaux si on ne leur fait pas de mal et qu’on ne les tuent pas (lait et œufs par exemple). Pour moi ces approches ne sont pas véganes. Elles représentent des pensées et des actes utiles à la finalité du véganisme, en tant que premier pas ou étape, mais néanmoins insuffisants. Tout comme le végétarien qui, en consommant des œufs et des produits laitiers, ne fait qu’appliquer un régime qu’il juge bon pour sa santé, mais ne va pas au bout des choses.

Face à cela il y a le mouvement abolitionniste qui ne fait pas dans la demi-mesure et refuse toute forme d’exploitation des animaux, quelle qu’elle soit, y-compris la notion de propriété de l’animal. Elle les veut totalement libres et égaux à l’homme. À ce titre elle s’oppose aussi à la possession des animaux de compagnie. C’est sans aucun doute la plus pure et la plus respectable des approches, d’autant qu’elle se veut en même temps non-violente. Le mouvement végan abolitionniste a été défini ainsi par son propre créateur, Gary L. Francione.

Là ça coince !

En plus de la définition sans concession de Gary L. Francione, ce dernier a également rejeté au passage, et décidé de ne pas soutenir, les mouvements réformistes, ni ceux à cible unique. Donc qui réclament seulement de meilleures conditions d’élevage – les welfaristes – et ceux qui militent par exemple contre l’élevage et l’abattage – les néo-welfaristes – mais acceptent la consommation de sous-produits animaux pour peu que ces derniers soient bien traités (les élevages bio ou familiaux par exemple).

Je suis d’accord avec l’éthique abolitionniste. Il faut aboutir à l’arrêt total de l’exploitation animale par l’homme. Cependant, et c’est là où ça coince, je soutiens néanmoins les actions des associations en faveur de la fermeture des abattoirs car j’estime qu’il faut en passer par là pour aboutir à une abolition totale, au moins en tant qu’étape intermédiaire sur la route du partage idéologique total. Tout comme je comprends aussi que des personnes puissent avoir des animaux de compagnie, à la condition toutefois de ne partager que de l’amour avec, de les laisser libres, et de n’exercer aucune forme de violence envers eux.

Et en plus, le tortionnaire que je suis n’hésite pas à écraser un moustique qui veut le piquer (pourquoi je laisserai un animal me voler mon sang, risquer de me refiler une maladie grave, et me faire mal en plus alors que je refuse que l’homme en fasse autant à ses congénères). Tout comme je conçois que quelqu’un qui héberge un chat ne l’empêche pas de chasser des mulots où des oiseaux (il ne faut pas oublier que le chat, lui, est un carnassier). Pourtant toutes ces attitudes sont rejetées par les végans abolitionnistes. Mais à ce stade il faudrait peut-être les nommer « végans extrémistes » ou « végans radicaux« …

À propos de ces situation ambiguës cela me fait penser à une vidéo que ma fille m’a fait regarder. Il s’agit d’un « COUP DE GUEULE VÉGAN » diffusé par Didi Chandouidoui, un youtubeur bien connu, au sujet duquel j’ai appris par cette vidéo qu’il était végan. Où plutôt non ! Il n’est plus végan à cause des « végans abolitionnistes purs et durs, et preneurs de tête » qu’il appelle « les glandus« . Mais regardez plutôt…:

Où suis-je et dans quel état j’erre ?

Je ne peux donc pas faire autrement que de me poser la question : Où est-ce que je me situe exactement par rapport à l’éthique végane ? Je suis abolitionniste, là-dessus mon engagement est précis et définitif, je veux que la société évolue vers le rejet de toute forme d’exploitation de l’animal par l’homme, c’est très clair pour moi. Tout comme il n’est plus question pour moi de manger la moindre nourriture animale, Même les « sous-produits » évidemment. Mais pourquoi ne serais-je pas végan en soutenant L214 qui veut faire fermer des abattoirs ? Là j’ai un petit problème. Et je suis d’accord avec Didi à 100%.

Il y a d’autres cas où les animaux peuvent être, disons partenaire de l’homme. Je pense en particulier aux chiens qui aident les sauveteurs de la sécurité civile à rechercher les personnes ensevelies sous les décombres en cas de tremblement de terre. Où encore ceux qui aident à rechercher des personnes disparues. Il y a aussi les chiens d’aveugles et les chiens truffiers. Je pense également aux chevaux et bœufs utilisés par les petits cultivateurs pour les aider. Où plus récemment les chiens qui sont capables de déceler un cancer avec un taux de réussite de 100%. Grâce à leur flair extraordinaire, ou leur force,  ces animaux aident les hommes et certains sauvent des vies. Doit-on abolir ces formes de partenariats entre l’homme et l’animal ?

Partenaire particulier

éthique véganeJe sais, partenariat, cela sous-entend que chacun a la volonté de participer et qu’il y a généralement une contrepartie à l’aide apportée. Dans les cas que j’ai cités l’animal n’est sans doute pas volontaire, c’est vrai. Mais il ne rechigne pas à aider en contrepartie de la récompense qu’il en tire. Et puisqu’on lui reconnait une conscience, celle-ci ne pourrait-elle pas accepter d’aider l’homme ? Après tout il y a des tas d’humains qui apportent un savoir ou une capacité particulière à des associations ou des causes, même sans contrepartie.

Pourquoi ne ferait-on pas évoluer cette notion de « chien dressé », négative envers l’animal, vers celle de « chien aidant », plus positive ? Après-tout de quoi s’agit-il ? L’animal aide l’homme dans des situation où ses capacités lui sont supérieures. En échange il reçoit des récompenses : bonbons, caresses, nourriture, hébergement, confort. La joie qu’il exprime en les recevant ne trompe pas. Cela le rend heureux. En revanche, ce qui serait inadmissible de mon point de vue c’est de « dresser » un animal avec des méthodes coercitives, en utilisant la force et la violence, ou encore la privation. Mais lui « apprendre » une action moyennant récompense, pourquoi pas ? Après tout les parents ne font-ils pas ça avec leurs enfants pour les diriger dans une meilleure voie ?

Ni blanc, ni noir

éthique végane
L’intransigeance des glandus peut aller à l’encontre des objectifs végans…

Finalement tout est dans la nuance, mais une nuance importante qui exclut tout forçage et toute violence. Je pense que s’il est possible d’obtenir l’aide des animaux dans ces conditions c’est admissible. Il faudrait remplacer dans le droit la notion de « propriété » d’un animal par la notion de « responsabilité » de l’animal. Et sans doute encadrer légalement ces situations d’animal « partenaire » de l’homme de sorte qu’il n’y ait pas de dérive. Un exemple : que le chien d’aveugle guide son « partenaire » humain dans la rue afin qu’il ne lui arrive pas d’accident, mais ne soit pas « dressé » à amener le journal ou les pantoufles afin de ne pas tomber dans une forme de soumission assimilable à de l’esclavage. Encore qu’il y a des humains qui font ce travail moyennant salaire, on ne les considère pas pour autant comme des esclaves.

Cette question de l’aide animale peut faire débat, et elle montre que la limite de l’exploitation animale est une frontière mouvante. Sur ce sujet le seul mot d’ordre, de mon point de vue, est de ne faire aucun mal à l’animal, ni le rabaisser. Le monde n’est ni blanc, ni noir, mais plutôt gris, cette question n’y fait pas exception. N’en déplaise aux « glandus » !

La touche « écolo »

L’aspect environnemental est venu s’ajouter ces dernières décennies aux raisons de respecter une éthique végane. Nous avons, en effet, pris conscience de l’impact de la consommation des animaux (besoins en eau, rejets atmosphériques dégradants la couche d’ozone par augmentation des gaz à effet de serre – GES). Ces impacts sont loin d’être marginaux :

  • près de 15% des émissions de GES proviennent de l’élevage (soit plus que le secteur des transports)
  • le secteur de l’élevage produit 7,1 milliards de tonnes d’équivalent CO2 par an
  • l’élevage est responsable de 80% de la déforestation en Amazonie, la France dans les premiers
  • produire 1 kg de bœuf consomme 13.500 litres d’eau, soit 10 fois plus qu’un kg de céréales
  • 70% de la surface agricole mondiale est utilisée pour le bétail (pâturages et nourriture)
  • 1/3 des céréales produites dans le monde nourrissent les animaux alors que la même quantité nourrirait 1/3 de la planète (3 milliards d’êtres humains), supprimant ainsi la malnutrition et la faim dans le monde

Même si ces effets sont secondaires par rapport à l’arrêt de la mise à mort de milliards d’animaux, chaque année, pour s’en nourrir, ils n’en sont pas moins dévastateurs sur le plan environnemental et méritent d’être pris en considération. Surtout par les écologistes. D’ailleurs je me pose la question : Sachant tout ce qui précède, comment un écologiste, aujourd’hui, peut-il encore consommer de la chair animale et des produits laitiers ? Je pense que tout écologiste qui se respecte devrait être végan. L’écologisme ce n’est pas que l’arrêt du nucléaire. C’est faire en sorte de laisser une planète viable et dans le meilleur état possible aux générations futures. C’est respecter la planète et la nature dans son ensemble. Le choix de l’écologie ne devrait pas être parcellaire mais global.

Et à par l’alimentation

Au Vietnam, des crocodiles se font inciser et dépecer pour des sacs en cuir
Au Vietnam, des crocodiles se font inciser et dépecer pour des sacs en cuir.

Comme nous l’avons déjà vu, l’éthique végane balaye large pour ce qui est de l’inventaire des mesures à prendre pour lutter contre l’exploitation des animaux. Dans les médias on entend quelquefois parler des dérives de l’élevage en terme de maltraitance. Évidemment, cela fait sensation, les images sont choquantes, et c’est ce que recherchent les médias. Bien sûr c’est utile de mon point de vue car tout ce qui peut pousser les gens à réfléchir à ce qu’ils provoquent en mangeant de la viande et en buvant du lait  ira un jour ou l’autre au bénéfice de la cause. Mais de nombreuses exactions sont passées sous silence. On entend très peu parler des expériences et des tests effectués sur les animaux dans la recherche. Ceci touche en particulier les secteurs de l’aéronautique, la médecine, la pharmacie, la cosmétologie. et j’en passe.

Virtualisation

http://www.massacreanimal.org/fr/no_tests.php
Listes des compagnies qui testent ou non sur les animaux…

Pourtant bon nombre de ces expérimentations sur les animaux, peut-être même toutes (je ne suis pas assez spécialiste pour pouvoir l’affirmer), pourraient être virtualisées. On arrive bien aujourd’hui à poursuivre la recherche nucléaire sans plus faire exploser de bombes nucléaires. Ce serait plus couteux ? Et alors ? La vie ne devrait pas avoir de prix, d’une part, et d’autre part les coûts sont de toutes façons répercutés sur les produits finis, sans parler de toutes les subventions et autres crédits d’impôts qui sont alloués au secteur de la recherche.

éthique végane - Adidas utilise des peaux de kangourous dans certaines chaussures. Est-ce pour courir plus vite ?
Adidas utilise des peaux de kangourous dans certaines chaussures. Est-ce pour courir plus vite ?

Il est inadmissible, aujourd’hui, de continuer à persécuter des animaux pour mettre au point des produits, des plus importants aux plus futiles. Surtout quand on entend certains scientifiques expliquer que le fruit de ces tests ou recherches ne permet même pas de tirer des enseignements et des conclusions pratiques pour l’homme.

C’est pareil pour ce qui concerne les vêtements et les chaussures. Les matériaux les plus divers existent pour remplacer les matières animales dans l’habillement. Il n’y a absolument aucune raison de continuer à tuer pour s’habiller ! L’éthique végane commande de boycotter tous les produits de consommation, soit comportant des produits issus des animaux, soit ayant nécessité des tests ou expérimentations sur eux. Et c’est normal !

À quel prix nous amusons-nous avec les animaux ?

Faisons maintenant un petit détour par le monde des loisirs. Cirques, corridas, ballades en poneys, zoos, courses et combats d’animaux, parcs aquatiques, etc. Hé oui, quand l’humain s’amuse, se sont bien souvent aux dépends des animaux. L’homme rit, l’animal trinque !

http://www.massacreanimal.org/fr/cirques.php
95% de leur vie enchaînés : la vie des animaux de cirques !

Au motif de s’amuser ou, soi-disant, d’éduquer les enfants, on extraits les animaux de leurs milieux naturels, on les dresse par la peur et la privation, et on les exhibe sans la moindre considération ni un minimum de respect pour leur conscience. Pourtant ce sont des êtres sentients, comme expliqué au début de cet article. Au nom de quoi pouvons-nous les capturer, les dépayser, les enfermer, les dresser, les exhiber, les castrer, bref, s’accaparer leurs vies et leurs libertés ? Non, franchement, je ne vois pas quelle raison pourrait autoriser cela.

Si l’on veut montrer les animaux pour des raisons de découvertes des autres espèces, d’enseignement et de connaissance, il suffit de les observer et les filmer dans leurs milieux naturels respectifs, comme le font très bien les naturalistes et documentaristes animaliers. C’est largement suffisant. Inutile d’y ajouter la cruauté. L’exhibition des animaux à un public, dans les villes, n’est rien d’autre qu’un voyeurisme malsain totalement inutile. toutes ces activités son à bannir de notre société « moderne et évoluée » !

Bien sûr, certains mettent en avant « La protection des espèces en voie de disparition » pour justifier l’existence de zoos ou parcs animaliers. Si toutes les sommes qui sont dépensées dans la création de ces espaces confinés inadaptés aux animaux étaient investies dans la protection des animaux dans leurs milieux naturels le but serait pareillement atteint, sans prendre le risque de laisser s’éteindre quand même ces espèces qui ne peuvent, pour bon nombre, vivre et se développer autrement qu’en liberté. C’est une simple question de bon sens.

L’éthique décortiquée

Pour conclure cet article, voici un petit récapitulatif des règles observées par les végans. Le refus d’exploiter les animaux, et donc de consommer tout produit qui serait issu de cette exploitation, va bien au-delà de la nourriture. Les composantes de l’éthique végane :

  1. ne pas consommer de nourriture animale (viande, poisson, …)
  2. ni de nourriture produite par les animaux (lait, œufs, fromages, miel)
  3. ne pas s’habiller avec des matières premières issues de l’exploitation animale (peaux, fourrures)
  4. ni utiliser de produits testés sur les animaux (pharmacie et cosmétique)
  5. ne pas participer à des loisirs exploitants les animaux (corridas, courses et combats d’animaux, …)

Comme on peut le constater immédiatement, le respect de l’éthique végane va bien au-delà de l’alimentation, c’est tout le mode de vie du végan qui est influencé par son choix.

Vidéo PETA avec Paul McCartney qui déclare : « Si les abattoirs avaient des vitres, tout le monde deviendrait végétarien ! » :

Conclusion de la fin du terme de cet article

Reste à chacun de fixer ses propres limites à la frontière de l’exploitation animale. En particulier pour ce qui est du soutien aux associations activistes, d’une part, et pour ce qui concerne les relations entre les animaux et les humains pour effectuer certaines tâches et vivre ensemble, d’autre part.

Je pense avoir ici posé les bases de ce que pourrait être le partenariat entre l’homme et l’animal. Dans certaines occasions où l’animal montre des capacités et une efficacité supérieures à l’humain, ou très utiles, ou encore complémentaires. Et même tout simplement lorsque l’homme et l’animal vivent ensemble. Le droit pourrait définir une notion de « responsabilité d’un animal » (en lieu et place de la « propriété ») qui serait encadrée par des obligations, pour l’humain, de ne faire aucun mal à l’animal et de lui procurer gîte et couverts. Ceci assorti de sanctions dissuasives (amendes et emprisonnement) pour les contrevenants, à la hauteur du mal fait à l’animal.

Ceci serait un grand pas en avant fait par notre espèces, en faveur des autres espèces. Nous avons la raison en plus de la sentience par rapport aux animaux. Servons-nous en à bon escient pour les protéger.

Prédateur ou protecteur, ami lecteur, fais ton choix !

Olivier
22 mars 2017

 


Liens utiles à la documentation et la réflexion :

 

Aventure Végan 3 semaines

Débuts dans le véganisme

Prise de conscience végan

végan vegan véganisme végane veganeVoilà maintenant trois semaines que j’ai ouvert ce blog et que notre famille s’est engagée dans la voie végane, d’abord dans la réflexion, puis, très rapidement, dans les actes. Comme je l’avais expliqué dès le début, ce sont les vidéos de Gary Yourofsky, visionnées par nous quatre sur l’invitation de notre fille de 16 ans, qui nous ont lancées sur ce chemin. À vrai dire il n’y a pas eu beaucoup d’hésitation, quand on fait le rapprochement entre les maltraitances sur les animaux dans les abattoirs et le contenu de notre assiette on en arrive très vite à se demander comment on peut continuer à participer à ça.

Il est impossible de se voiler la face en se disant que ce n’est pas nous qui, directement, maltraitons, tuons, et dépeçons les pauvres vaches, poules, cochons, lapins, et tous les animaux que nous mangeons, ça ne fonctionne pas ! Et tout simplement parce que c’est bien dans NOTRE assiette, et dans NOTRE estomac qu’ils finissent. Dès que l’on a conscience de ça on devient DIRECTEMENT responsable si on continue de s’alimenter comme les omnivores que nous étions. Pareil si on consomme ce qui provient de l’exploitation des animaux (vêtements, produits et soins, plaisirs, …).

Restons courtois

Respect avant tout ! On a le droit de ne pas être d'accord.
Respect avant tout ! On a le droit de ne pas être d’accord.

Je précise que je ne tiens pas à faire culpabiliser qui que ce soit. Ni a jeter l’opprobre sur ceux qui ne sont pas végans. Je veux juste témoigner de ce que nous vivons dans le cadre de ce grand virage que notre famille a pris. Chacun en tirera les conclusions qu’il veut. D’aucuns se diront que l’on est tombé sur la tête. Que le monde fonctionne très bien comme ça depuis des centaines d’années et que rien ne le fera changer ou que ça ne sert à rien, individuellement, de vouloir le faire. D’autres que ce que nous faisons est inutile et dangereux pour notre santé. Dont acte. Ce n’est pas grave. Chacun est libre de ses choix et de son chemin sur cette terre.

Mais si une seule personne au moins emprunte notre chemin végan en lisant ce blog cela aura été utile. Et si c’était quelques dizaines de personnes je serai sincèrement le plus heureux des hommes. C’est peut-être une façon pour moi de « rembourser » aux animaux le mal que je leur ai fait depuis que je suis sur cette terre. Va savoir ?

Mais au fond peu importe les motivations, c’est le résultat qui compte. J’espère juste que notre témoignage en alertera plus d’un sur les conditions dans lesquelles nous nous alimentons et leurs conséquences. Et sur l’existence d’un autre chemin, sans danger avec quelques précautions, bon pour la santé morale et physique. Et surtout bon pour la planète et tous les êtres vivants qui la partagent.

Qu’avons-nous fait depuis 3 semaines ?

Sur le début du chemin végan, j’ai d’abord pas mal lu les livres de notre bibliothèque végane et surfé sur internet à la recherche d’informations sur le véganisme. Et à chaque fois que j’ai trouvé des choses utiles, tant du point de vue éthique que pratique, je les ai partagées. En général au moment des repas, avec toute la petite famille. Petit à petit nous nous sommes auto-informés de cette manière, chacun apportant ensuite son commentaire.

Horizon élargi sur les cruautés aux animaux

Inutile de vous dire que j’ai ressenti beaucoup de souffrance et de mal-être au visionnage des vidéos sur les conditions d’élevage des animaux « de bouche« . Ce que j’ai vu dans les enquêtes et reportages de L214, par exemple, ou encore de 269 Life et PETA France, c’est tout simplement insupportable. Pour ce qui est des motivations : pas de problème. À la vue de toutes ces horreurs elles sont d’une limpidité et d’une force décuplées. Et ma vue s’est élargie bien au-delà des abattoirs et de l’élevage, sur les maltraitances et exploitations diverses des animaux, et sur la cruauté de certains humains.

==> Les enquêtes de l’Association L214 : suivez ce lien …
==> Les campagnes de l’Association PETA : suivez ce lien …

Retour impossible !

J’ai souffert à la vue des témoignages sur les cirques, les zoos et les corridas. Sur les expériences et tests sur les animaux en pharmacologie et pour les cosmétiques. Sur ce qu’on leur inflige pour fabriquer des vêtements. Tout ça au nom de l’alimentation, la santé, la beauté, l’habillement et les divertissements. Comme si ces besoins que l’homme veut satisfaire devaient justifier l’esclavage et la cruauté. Bien sûr ma propre souffrance n’est rien à côté de celles de ces martyrs. Je m’en suis senti d’autant plus mal.

==> Rien ne pourra plus me faire changer d’avis maintenant. Je ne participerai plus à quoi que ce soit qui fasse souffrir des animaux et il faut que cela s’arrête ! Avis partagé par nous quatre.

Déstockage et approvisionnement

Nourriture et alimentation véganes
Nourriture et alimentation véganes

On dirait les sous-titre comptables d’une entreprise. C’est un peu ça. Nous ne sommes que quatre, mais déjà, manger, ça occupe pas mal de temps, Faut faire les courses, imaginer les repas, cuisiner, etc. Pour les familles plus nombreuses c’est une véritable petite entreprise. Donc, du point de vue logistique il a déjà fallu vider les placards, frigos et congélateurs de toute alimentation non végane. On s’en est débarrassé rapidement en deux semaines, jusqu’au dernier œuf. À l’heure qu’il est je crois pouvoir dire que presque plus rien à manger d’origine animale ne traine dans nos provisions.

Côté approvisionnement le temps des expériences et surprises a débuté très vite. Bien sûr je me suis jeté sur des conserves de légumes, des fruits et légumes frais, et j’ai raflé tout ce qui trainait comme préparations 100% végétales dans les rayons des petits supermarchés voisins (Super U, Carrefour Market, Leclerc et Aldi,  je n’ai aucun magasin bio ou vg à proximité), en épicerie comme en traiteur. Avec plus ou moins de bonheur. Entre les étiquettes trompeuses et les trucs pas bons, le temps de la découverte s’avère être un petit parcours du combattant. Mais j’ai appris des choses…

De la viande dans les légumes…!

Légumes cuisinés à la Thaï de Cassegrain avec lait et poule !
Légumes cuisinés à la Thaï de Cassegrain avec lait et poule !

Saviez-vous que beaucoup de conserves de légumes contiennent de la viande ? Non ? Ben moi non plus jusqu’à ce que je découvre que l’ingrédient « arômes naturels« , présent en particulier dans certaines conserves Bonduelle, Cassegrain, Carrefour, Saint-Eloi, (flageolets avec de la poule, lentilles avec du porc, mélange de légumes thaï avec poule et lait, …) contiennent en fait des « Produits d’Origine Animales » (POA). Autrement dit ces légumes sont cuits dans du jus de viande ! Alors faites très attention, un seul mot d’ordre : LIRE TOUTES LES ÉTIQUETTES EN DÉTAIL !

==> Conserves de légumes (boîtes ou bocaux) : normalement il ne devrait y avoir dedans que le(s) légume(s) avec eau et sel. Ne jamais prendre avec « arômes naturels », même s’il n’est pas mentionné de POA car la réglementation n’oblige pas cet étiquetage. Hé oui ! Et évitez celles « cuisinées », forcément louches,

==> Légumes surgelés : en général pas de problème, ce ne sont que les légumes, crus, précuits ou cuits avec eau et sel, mais, là encore, ne jamais prendre de légumes « cuisinés«  pour la même raison que ci-dessus.

Remplacement du lait

Lait de sojaChez nous, sur quatre personnes, trois buvaient du lait le matin au petit-déjeuner. Parmi ceux-ci mon fils, qui n’a d’ailleurs jamais été très fan du lait de vache et préférait toujours du lait de soja le matin lorsque nous en avions à la maison. En revanche pour les deux autres laits (au café et au chocolat) on a tout simplement remplacé par du lait de soja. Nous en avons profité pour tester également des laits d’amande, d’avoine et à base de riz. Les laits d’avoine et d’amande sont onctueux et pas trop amers, mais chers (souvent plus de 2 € le litre). Celui de riz est plus liquide et a peu de goût.

Économiquement parlant c’est le lait de soja le plus proche en prix du lait de vache, soit aux environs de 1 € le litre (de 0,80 € à 1,30 € environ selon promotions et bio ou non). C’est finalement celui-ci qui remplace maintenant le lait de vache à la maison. L’ajout d’un demi-sucre ou d’un sucre peut s’avérer nécessaire selon l’amertume du lait, très changeante d’ailleurs d’une marque à l’autre. C’est pourquoi il n’est pas inutile d’en essayer plusieurs. Dans ce que nous avons testé jusqu’ici (Bjorg, Carrefour Bio, Bio Village) nous avons retenus ceux-ci :

Végan : Composition du lai de soja bio Marque Repère
Composition du lait de soja bio Marque Repère

==> Lait de soja Bio BJORG (nature, sans OGM, sans sucres ajoutés), un peu amer. Peut être nécessaire de le sucrer pour certains.

==> Lait de soja Bio VILLAGE Marque Repère Leclerc (avec concentré de jus de raisin, sucre de canne, algue, sel marin), très bien équilibré. L’algue ajoutée est de la Lithothamnium calcareum, présente en Bretagne notamment, et qui a des vertus anti-gastrique et apporte du calcium. Un complément plutôt utile donc.

Petit-déjeuner

Pour rester sur le petit-déjeuner, ou les en-cas, nous avons trouvé chez ALDI des barres de céréales « pomme verte » et « fruits rouges« , ainsi que du « Muesli aux quatre noix » chez LECLERC, sans produits laitiers ni œufs ni miel, qui font parfaitement l’affaire. Sans oublier le pain de notre boulanger préféré tartiné de « beurre » 100% végétal.

Remplacement de la crème fraiche

La crème fraiche utilisée dans de nombreuses recettes salées ou sucrées peut être très facilement remplacée par :

Vegan : créme soja et gratin==> la crème de soja (U Bio, Bjorg, etc.) avec le même conditionnement en briquettes de 20 cl. J’en ai utilisé aussi bien pour rendre plus onctueuses des poilées de légumes que dans des gâteaux de pain perdu, et franchement on ne sent quasiment pas la différence. BJORG fait une crème à gratin à base de soja également qui n’est pas mal pour remplacer le gruyère râpé ou le parmesan. J’en ai utilisé sur des lasagnes, par exemple, ça l’a fait.

Remplacement des yaourts et desserts lactés

Desserts liquides Bjorg au soja (vanille ou chocolat)
Desserts liquides Bjorg au soja (vanille ou chocolat)

La marque SOJASUN propose depuis longtemps des yaourts végétaux à base de soja. Nous on aime pas trop la texture. Mais on a trouvé dans les magasins ALDI des yaourt végétaux au chocolat et aux fruits rouges qui sont parfaits ! Juste entre le goût du yaourt et de la crème dessert.

Dans une version plus liquide il y a des des briques BJORG de soja bio chocolat et vanille qui sont pas mal.

Remplacement du miel

Remplacement du miel par du sirop d'érableÇa au moins c’est facile ! Au lieu de consommer le vomi des abeilles, le miel, il suffit de passer au sirop d’érable. Et hop ! Comme le miel, le sirop d’érable est largement pourvu en antioxydants. Dans ce cas précis il s’agit de polyphénols qui réduisent le stress à l’origine des maladies comme le diabète de type deux, l’obésité et les maladies cardiovasculaires. Un autre de ses bénéfices est de moins concentrer le glucose et l’insuline dans le sang que le sucre blanc.

De plus, c’est le seul agent sucrant qui contienne deux autres antioxydants, les acides abscissique et phaséique (produits par l’érable pour combattre le stress causé par l’environnement), lesquels améliorent le transfert du glucose dans les muscles. Autre point positif : il contient beaucoup moins de fructose que le miel, et apporte plusieurs minéraux essentiels (manganèse, calcium, potassium, fer, zinc, magnésium), en quantité appréciable. Dernier bénéfice, et non des moindre, le sirop d’érable est le moins calorique que le sucres. C’est clair, il n’y a aucune raison de ne pas remplacer le miel par le sirop d’érable

Une autre alternative au miel et une précision

À savoir qu’il existe une autre alternative au miel et au sirop d’érable, c’est le sirop d’agave. Pour ceux qui n’aimeraient pas le goût du sirop d’érable, celui-ci est plus proche du miel.

NB Je reconnais que le raccourci  » miel = vomi d’abeille  » est un peu rapide et peut choquer. Il fait parfois bondir les anti-végans. Pour leur faire plaisir il faudrait parler plutôt de  » transformation  » quand le nectar qu’elles collectent sur les fleurs fait un passage dans leur jabot (estomac) puis est régurgité de celui-ci à la bouche d’une autre abeille qui le salive et le régurgite à son tour dans les alvéoles où on leur vole. Quant à la transformation proprement dite, elle se fait avec les sucs gastriques et la salive des abeilles ! Bon, on va pas se mentir, un truc qui va et revient de l’estomac et qui est régurgité, c’est peut-être une transformation, mais c’est surtout de la gerbe.

Le râpé dans les pâtes, les fromages

Un truc que l’on a pas encore résolu, c’est le remplacement du gruyère râpé dans les pâtes. Certains peuvent coincer là-dessus. J’ai vu que l’on peut assez facilement remplacer les fromages à partir de tofu liquide ou soyeux. Mais je n’en ai pas encore trouvé dans mes magasins de proximité. Une piste à creuser.

Cela dit, c’est clairement une question de goût, pas de besoin. Il n’y a pas de nécessité à remplacer à tout prix les produits laitiers. Il y a bien assez de calcium dans les légumes et autres aliments végétaux. Le fameux calcium dont on nous rabâche les oreilles depuis la plus tendre enfance. Là encore, depuis le coup du verre de lait obligatoire à l’école, jusqu’au slogan « Les produits laitiers, nos amis pour la vie« , en passant par les carences de l’instruction, il y a beaucoup à dire…

Il faudrait une bonne fois pour toute que le message passe dans la société : le lait (lactose) est inutile après le sevrage ! L’homme est le seul être vivant de cette planète qui continue d’en absorber après le sevrage. Pourquoi ? Dès que la mère n’en a plus, c’est terminé, plus besoin ! C’est ça la nature. Et on ne l’écoute pas. S’il y a tant d’intolérances et allergies au lactose il y a peut-être une raison quand même. Mais j’y reviendrai prochainement dans un autre article.

Remplacement de la viande

Pour la viande hachée dans les plats cuisinés, en particulier chili « sin » carne (sans viande), hachis parmentier ou encore les lasagnes, ce n’est pas compliqué, il existe dans les petits supermarchés, soit dans le rayon épicerie, soit dans les bacs ou armoires traiteur frais, des hachés et émincés végétaux qui font parfaitement l’affaire, ainsi que des ersatz de steaks, escalopes, nuggets, boulettes, et autres galettes :

==> Haché Végétal CÉRÉAL BIO à base de soja, oignons et persil (épicerie),
==> Émincé de soja et blé CÉRÉAL BIO GRILL VÉGÉTAL (traiteur frais).

Nous avons aussi testé les nuggets et escalopes Grille Végétal, là on s’est régalé !

Les « viandes » végétales

C’est différent de la viande d’animaux, bien sûr, il ne faut pas hésiter à aromatiser avec des épices, un peu d’huile d’olive pour la cuisson ne fait pas de mal non plus. Dans le même genre de produits, mais que nous n’avons pas encore tous testés, il y a les marques suivantes :

  • SOJASUN : steaks de soja et haché végétal présenté comme à la sortie du hachoir
  • HERTA (!) : gamme « Le bon végétal » au rayon traiteur frais (steaks, boulettes, escalopes, nuggets et galettes)
  • VEGAN DELI : nuggets, burgers, aiguillettes et boulettes (traiteur frais) distribués par Monoprix
  • Carrefour VEGGIE : une gamme assez large avec en plus des précédentes des Falafels et des surgelés
  • NAT & Vie Marque repère : Nuggets végétariens et steaks de soja (Leclerc)

Vous avez dit végétarien ou végétalien ?

Attention ! Bien regarder quand même l’étiquetage, certaines préparations sont végétariennes et pas végétaliennes à 100%. La présence d’un label de certification de produit VEGAN est le plus sûr moyen de ne pas se tromper. Mais attention il peut y avoir confusion entre « végétarien » et « végétalien » :

  • les végétariens ne mangent ni viande, ni poisson mais consomment les produits d’origine animale (produits laitiers, œufs, miel, …)
  • les végétaliens ne mangent aucun produit d’origine animale
  • les végans refusent toute nourriture, tout produit, et toute activité en lien avec l’exploitation des animaux ; avant d’être un régime alimentaire c’est surtout le respect d’une éthique

Voici les trois labels végans ou végétariens que vous rencontrerez le plus souvent :

Les deux premiers labels concernent les produits exclusivement vegans, mais pas le troisième.

Et pour les desserts ?

Pain perdu maison (pommes, banane et cassis, graines de lin, lait au riz
Pain perdu maison (pommes, banane et cassis, graines de lin, lait au riz)

Rien de vaut un dessert maison ! C’est bien connu. Pour ma part je suis fan de variations autour du pain perdu. J’ai donc juste adapté mes recettes en remplaçant le lait de vache par des laits de soja, d’amande, ou d’avoine, la crème fraiche par la crème de soja, les œufs par du lin (graines broyées en poudre avec un peu d’eau pour obtenir la texture liante de l’œuf).

Nous n’utilisions déjà pas de beurre, mais seulement des margarines végétales, donc on continue avec. Voilà ! Et quant aux fruits, frais de préférence. Bien sûr.

Nous venons de découvrir tout récemment des glaces américaines véganes chez Picard (avis partagés, le mélange lait de coco/citron vert est… surprenant, le chocolat/amande est bien) :

Supplémentation en vitamine B12

Multivitamines avec B12
Multivitamines avec B12

Je me suis pas mal documenté sur la vitamine B12 et acquis la conviction qu’il était nécessaire que nous en prenions comme complément alimentaire. Je ne reviendrai pas ici en détail sur cette question, pour ça voir mon article « Vitamine B12 ». N’ayant pas encore discuté de l’apport en vitamine B12 avec mon médecin, je me suis rabattu provisoirement sur des Multi-Vitamines et Oligo-Éléments BOOST du laboratoire Vitarmonyl que j’ai trouvé chez Super U pour 3,50 € seulement les 2 tubes de 12 comprimés effervescents, soit 24 jours. Dedans il y a 2,5 µg de B12 par comprimé, soit presque l’apport journalier nécessaire.

J’ai interrogé le laboratoire car le type de la vitamine n’était pas précisé. Il s’agit de B12 de synthèse : cyanocobalamine. Encore une fois c’est une solution provisoire car j’envisage plutôt une injection annuelle qui me semble plus pratique. Mais reste à discuter de la déperdition et du stockage dans le corps en procédant ainsi. Je dois donc creuser encore un peu la question avec notre médecin. J’y reviendrai.

Sinon, côté santé générale, tout le monde se sens bien. Je suis même persuadé que le niveau de gaieté dans la maison est monté d’un cran car ma fille m’a déclaré :  » Papa je trouve que depuis que l’on a décidé de devenir tous végans tu es plus joyeux !  » Ça fait plaisir non ? J’ajouterai à titre personnel que je me sens physiquement de mieux en mieux également. En tout cas rien de négatif sur ce plan là.

Et voilà !

Pour conclure ces trois premières semaines je crois que l’on a commencé à faire pas mal de chemin dans la bonne voie. On en ressort avec bon nombre de découvertes alimentaires et des convictions renforcées. On parlera un peu plus au prochain « chek point » des discussions avec d’autres personnes sur le choix que notre famille a fait. Pour l’instant on a surtout travaillé en interne, si j’ose dire.

Il va sans dire, comme on débute en tant que végans, que si des végans expérimentés lisent ces lignes et veulent nous donner des conseils, leurs opinions ou des encouragements, les commentaires sont les bienvenus. Merci de nous lire.

Olivier
11 mars 2017

La conscience animale

Veggy, nous parle de la conscience animale

Veggy de Aventure-VeganCoucou les humains. Alors comme ça il y a des personnes dans votre espèce qui pensent que les animaux, dont moi-même je faisais partie, n’ont pas de conscience ? Nous ne serions pas sensibles et ne ressentirions pas d’émotions ? Quelle erreur et quelle ignorance ! Et pour vous démontrer que vous avez tout faux, je vais faire appel à quelques humains qui, eux, se sont donnés la peine de nous observer et de nous comprendre.  Tenez ! En 2012, des chercheurs en neurosciences cognitives, neuropharmacologie, neurophysiologie, neuroanatomie et neurosciences computationnelles (excusez du peu) se sont réunis à l’Université de Cambridge (chez les rosbifs LOL, humour noir vache), pour faire le point sur la conscience des événements dont les animaux, humains et non-humains, sont dotés.

Mêmes causes, mêmes effets

Sur la base de leurs expériences, enrichies par de nouvelles techniques, ils ont établi que nos circuits cérébraux (réseaux de neurones sous-corticaux) excités lors d’états affectifs, sont les mêmes que chez les humains. Autrement dit nous avons également un comportement émotif. Je les cite : « L’excitation artificielle des mêmes régions cérébrales engendre les comportements et les ressentis correspondants chez les animaux humains et non-humains. » Et paf ! Dans le baba pour ceux qui nous croient insensibles. Et ceci est valable même pour nos bébés, comme pour les bébés humains.

Ceci veut dire en clair, pour ceux qui seraient un peu durs à la détente, que quand on m’enfonce une perche ou un bras dans le vagin, à sec, pour me mettre en cloque artificiellement, et bien je m’en rends compte, et j’ai mal tout pareil qu’une femme humaine qui serait forcée. Sauf que pour une femme vous appelez ça un viol, mais pour moi vous appelez ça une insémination artificielle… Vous n’avez pas honte là ?

Et quand vous m’enlevez mon bébé à sa naissance, vous pensez peut-être que je meugle pour le plaisir. Et bien non ! Je pleure plusieurs jours de suite car je suis submergée de tristesse que l’on m’enlève mon bébé. Tout comme une femelle humaine pleurerait aussi. Et vous avez pensé à la peine de mon bébé arraché à sa mère ? À son sentiment d’abandon ? Et à ce que je peux ressentir quand vous constatez que c’est un mâle et que vous me le tuez sous les yeux ? Stress ! Stress ! Et encore stress ! Soyez pas étonné si mon lait tourne. Encore honte à vous !

Mammifères, invertébrés, mollusques, même combat !

Puisqu’on parle de tout ça, sachez également que ceci est valable aussi bien pour les invertébrés que pour nous, les mammifères. Les insectes et les mollusques céphalopodes ont les mêmes ressentis. C’est encore plus vrai pour d’autres espèces comme les oiseaux, les perroquets par exemple (quels bavards ceux-là…) ont un niveau de conscience quasi-humain. Les savants ont déclarés : « Les réseaux cérébraux émotionnels et les microcircuits cognitifs des mammifères et des oiseaux semblent présenter beaucoup plus d’homologies qu’on ne le pensait jusqu’à présent. » Ils ont démontré que les pies (ces sales voleuses qui ont plagié ma robe) « présentaient des similitudes frappantes avec les humains, …« .

Ils sont marrants ces chercheurs, ils ont même shooté des copains animaux. Comme des humains drogués. Pour voir ce que ça leur faisait. Du coup ils ont constaté que les perturbations constatées chez les humains étaient similaires chez les non-humains. Même quand on plane, on plane pareil. Ils ont comparés aussi les phases de sommeil, y-compris paradoxal, et là encore ils ont observés des cycles semblables. Tout pareil je te dis !

PieuvreEt voici leurs conclusions (on s’accroche s’il-vous-plait) : « Par conséquent, la force des preuves nous amène à conclure que les humains ne sont pas seuls à posséder les substrats neurologiques de la conscience. Des animaux non-humains, notamment l’ensemble des mammifères et des oiseaux ainsi que de nombreuses autres espèces telles que les pieuvres, possèdent également ces substrats neurologiques. » Même les pieuvres…, je suis morte de rire !

S’il-vous-plaît arrêtez le massacre !

Voilà ! Ça va en boucher un coin à certains là, non ? Sachez que je suis vraiment colère là ! Quand-est-ce que vous allez arrêter de violer mes copines vaches à lait ? De nous arracher nos bébés à la naissance et de tuer nos petits veaux sous nos yeux ? De nous remplir les mamelles de pus et de bactéries que vous buvez ensuite dans notre lait, humains, alors que vous n’en avez même pas besoin !? Quand cesserez-vous de nous gazer quand vous nous avez épuisé en quatre ans alors qu’on peut en vivre vingt de plus ?

Veggy
6 mars 2017

 

LIENS DE VIDÉOS OÙ DES VACHES PLEURENT (émotifs s’abstenir)

Les larmes des vaches, des êtres conscients et sensibles, indéniablement !
>> Les larmes des vaches, des êtres conscients, émotifs et sensibles, indéniablement ! <<

Nota Bene : Je tiens à préciser, pour ceux qui seraient sensibles aux échelles de valeur dans la comparaison être humain / animaux que je ne rabaisse pas la femme au niveau de la vache. J’ai aussi une échelle de valeur. Mais je veux attirer l’attention sur le fait que les émotions ressenties peuvent être les mêmes puisque l’une comme l’autre sont des êtres dotés de conscience, cela s’arrête là. Olivier